À plusieurs reprises dans le Coran, le fidèle est sommé de déclarer qu'il adore le Dieu d'Abraham, d'Ismaël et d'Isaac ; […]. Loin d'être un rejeton bâtard, Ismaël fut un « avérateur de la promesse, ce fut un prophète, un envoyé ; il enjoignait aux siens la prière, la pureté, il agréait à son Seigneur » [Coran 19:54-55].
Nous mîmes sur leurs traces Jésus fils de Marie, en tant qu’avérateur de ce qui était en cours dans la Torah, et Nous lui conférâmes l'Évangile, où il y a guidance et lumière […].
C'est en un sens éminent qu'elle est dite avératrice (siddîqa : C 5 : 75), car son avération participe à la création par Dieu de ‘Isâ ; c'est jusque-là que va le réalisme du signe ontologique dans le Coran (sans que, pour autant, il s'agisse d'une incarnation au sens de la théologie chrétienne).