De là, le tortueux sarment gagnait le mur, s’y attachait, courait le long de la maison et finissait sur un bûcher où le bois était rangé avec autant d’exactitude que peuvent l’être les livres d’un bibliophile.
Il pleuvait fin et il faisait froid. Nous brûlions des pins entiers en de grands bûchers, autour desquels chacun épluchait son linge.
Un bûcher, une remise, une écurie attenaient à la cuisine et faisaient un retour d’équerre.
Celui-ci, serré de près, se réfugia dans la niche du bûcher, la tête du taureau l’y suivit et le cloua sans doute contre la muraille, car j’entendis un hurlement terrible, suivi d’un craquement d’os, et presque aussitôt un ruisseau de sang serpenta sur le pavé.
Mais avant de mettre le feu au bûcher, ou avait grand soin de déposer dessus, avec le corps du mort, un compte exact de ses affaires, afin qu’il pût s’en servir dans l’autre vie.
Aucune classe d’hommes n’alimenta de plus de victimes les bûchers du moyen âge. Les Vaudois d’Arras eurent leurs martyrs, comme ceux de Lyon.
L’Église romaine des bûchers, des massacres pieux, des guerres de religion, ose nous demander la liberté, que son Syllabus aujourd’hui nous refuse encore.
Le soir, on dressait dans la ville et sur les rives de la Moselle des bures, sortes de bûchers dont le bois avait été recueilli de maison en maison par les jeunes gens de la ville. Le soir où on les flambait, chaque bure était transformée en « autel de l’Hyménée ».
Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […]