À la maison de correction de Versailles [dans les années 1960], les détenus étaient rassemblés dans une pièce baptisée chauffoir, ainsi nommée car elle était seule à bénéficier d’un système de chauffage. Ils y passaient tout le jour avant d’être remis en cellule pour la nuit. Le milieu de ce chauffoir servait de WC.
On allumait trois grands chauffoirs
Il y a trente-cinq ans, on y allumait encore des chauffoirs qui sentaient le pantalon d’homme et la locomotive usée, des chauffoirs plutôt tièdes, mais célèbres dans l’univers misérable, autour desquels les gueux du Tout-Hors-la-Loi venaient se rassembler comme des mouches autour d’un morceau de Munster.
Dans la partie antérieure du chauffoir est pratiqué un foyer dont la cheminée s’élève au centre du chauffoir ; la chaleur développée produit un courant continuel d’air chaud qui circule dans le chauffoir; tout ce foyer, excepté à la partie antérieure, est enveloppé d’une couche mince de grains.
[…] ; on a même combiné des ajutages destinés à enflaconner aseptiquement le lait, stérilisé dans un chauffoir spécial.