Je ne suis pas seule en face du cirque abandonné, ils sont là, les spectateurs cruels et splendides, ils font passer en moi leur frénésie.
Comment concilier la passion immodérée des Romains pour les combats du cirque, et l'infamie dont ils couvraient les instrumens de ces cruels spectacles, les arénaires, bestiaires, gladiateurs ?
Le maître du cirque de la barrière du Combat profitait des vacances de Pâques pour envoyer ses ours et ses dogues donner quelques représentations à Meaux. Toute cette ménagerie voyageait à pied.
Peu d’années après sa création, le cirque fermé et couvert trouva le moyen de devenir nomade. La tente de toile ou « chapiteau » soutenue par un mât central, les gradins démontables, une enceinte formée de matériaux légers, ont permis au cirque de transporter son spectacle de ville en ville.
A nos pieds, dans un vaste cirque encadré de crêtes noires et déjà tout envahi par les ombres crépusculaires, apparaît une énorme agglomération de tentes grises, […]: la m’halla!
Les vallées sans rivières qui alvéolent le calcaire des Grands Fonds prenaient des aspects de cirques sélénites.
D’autres expressions sont moins flatteuses et l’on n'hésite pas, face à un désordre, à s’exclamer "Quel cirque !" alors que les dictionnaires les moins laxistes mettent à notre disposition des mots comme bazar, bordel ou merdier.
Quelques alcoolos faisaient un cirque vaseux. Les alcoolos m’emmerdent, ils ne sont jamais drôles.
[…] D’ailleurs, il arrive aujourd’hui que le mot « cirque » soit remplacé par « psychodrame ». Autrement dit : arrête de faire des histoires, cesse d’amplifier les choses ! Qui fait un « cirque » ou un « psychodrame » est … un emmerdeur.