Activement promue par les think tanks climatosceptiques américains et parfois reprise jusque dans de prestigieux cénacles académiques, l’idée d’une « pause » dans le réchauffement en cours est fréquemment utilisée pour questionner l’ampleur prévisible du dérèglement climatique.
Dans la rhétorique climato-sceptique, il n’y a plus contradiction. Si l’inanité frappe toujours la réforme proposée dans le domaine de ses buts, c’est-à-dire le domaine environnemental, l’effet n’est pas pervers stricto sensu mais affecte un domaine distinct de celui visé par la réforme.
Malgré la faiblesse des accusations, lord Nigel Lawson, ancien ministre des Finances de Margaret Thatcher et l’un des chefs de file des climato-sceptiques en Grande-Bretagne, a demandé l’ouverture «d’une enquête indépendante de haut niveau» pour faire la vérité sur l’affaire.
Or les climato-sceptiques prétendent défendre la vraie science, mais refusent de se plier à cette discipline de l’expertise scientifique, faite de rigueur des procédures et d’examen critique au sein de collectifs.