Les flagorneries dédicatoires des écrivains louis-quatorziens aplatis sur les marches du trône paraissent aujourd'hui si délirantes, que nous nous interrogeons sur leur sincérité, voire leur lucidité.
Un tapissier… Ce n’est pas la peine de s’imaginer des scénarios tordus délirants avec des gendarmes ultra-sexys faisant une haie d’honneur, me présentant un homme torse nu en salopette sur un escabeau avec son couteau à maroufler dans la main droite et une rose entre les dents.
Ainsi, défilèrent consécutivement les qualificatifs de dément, délirant, chouette, bath, et pas mal. On pouvait tout aussi bien dire d'une fille qu'elle était chouette et d'une capitale étrangère visitée à Pâques que c'était pas mal.
On s’amuse beaucoup, malgré quelques longueurs, face à des personnages aussi délirants qu’un Russe capitaliste, un Américain communiste (Woody Harrelson, irrésistible) et un couple de vieux Anglais à la bonhomie trompeuse.
Le contenu des idées délirantes varie donc d’une culture à l’autre : aux États-Unis, un délirant peut, par exemple, croire qu’il est espionné par le FBI ou la CIA, tandis que dans un village grec, le délirant peut attribuer tous ses malheurs au « mauvais œil » du voisin.