Bien que la forme soit délocutive, elle ne fait pas toujours l’objet d’un emploi délocutoire. Sur les 87 items, 29 relèvent d’un emploi allocutoire correspondant à la troisième personne de politesse.
Sur le plan délocutoire, le locutif et l’allocutif représentent en effet la transposabilité dans le monde extérieur (chosalité) dont jouissent les deux éléments du monde subjectif, locuteur et allocutaire.
Néanmoins, il existe un locutif et un allocutif dans le délocutoire. C'est ici qu'intervient l’ostension. En effet, dans l’ostension tripersonnelle, le locuteur et l’allocutaire, quand la phrase parle d’eux, conservent en quelque sorte une image spécifique : ils gardent une existence taxiématique qui impose des flexions spéciales et des struments spéciaux.
Enfin, la phrase pouvait s’appréhender sur le double plan du locutoire (celui qui s’énonce comme « je ») et du délocutoire (celui qui est énoncé dans le « il »), double plan où circulent sans relâche possible le va-et-vient, les méandres et les filets du discours.