Dans le monde animal, la sélection ne porte pas sur l’intériorité. Lorsque le loup dévore la brebis ou qu’il s’accouple à la louve, il ne leur demande que d’être sur son passage. C’est la « brebéité » qui l’intéresse et non pas telle brebis, la louve et non pas telle louve.
Mazelle Piquegrain, effrayée, leva son aile droite pour se protéger des coups. Aussitôt, le renard surgit et, ni une ni deux, dévora toutes les poules.
Le dur travail et l’air pur excitent l’appétit. Au petit matin, après un déjeuner copieux, les bûcherons gagnent l’aire de coupe. Ils prennent sur place, en le dévorant, le repas préparé par le cook : du lard, de la mélasse, des galettes.
Les requins dévorent les autres poissons. — Les brochets se dévorent entre eux. — Il eut dévoré le tout en un moment.
Les chenilles ont dévoré toutes les feuilles de ce rosier.
Dans sa jeunesse, il a dévoré Jules Verne. — Il ne lit pas les livres, il les dévore.
— D’autant plus surprenant qu’enfant, il lisait beaucoup... il dévorait, même, n’est-ce pas, chéri, on peut dire qu’il dévorait ?
Ses yeux dévoraient tout ce qu’ils regardaient et quand ses paupières se rapprochaient rapidement comme des mâchoires, elles engloutissaient l’univers qui se renouvelait sans cesse par l’opération de celui qui courait en imaginant les moindres détails des mondes énormes dont il se repaissait.
La puissance de sa voiture lui permet de dévorer les kilomètres avec aisance.