Parmi ses nombreux champs de recherche, l’ethnopsychiatrie étudie les systèmes nosologiques, à travers les cultures, ainsi que les thérapeutiques qui leur correspondent.
En 1953, Fanon fut nommé médecin chef d’un service de l’hôpital psychiatrique de Blida, en Algérie, il y pratiqua, s’attirant l’hostilité de ses collègues et des autorités, une véritable ethnopsychiatrie avant la lettre, refusant de voir les malades comme une collection de symptômes et liant les maladies mentales à l’aliénation coloniale.