Car, en effet, beaucoup de communautés se définissent comme francophones, même si la langue de Molière n’y est pas pratiquée comme idiome de communication. Ici, le sens mystique et spirituel désigne la francophonie également comme la solidarité naissant du partage de valeurs communes véhiculées par la langue française.
Il ne faut pas trop descendre au-dessous de cet humble trentième ; il serait bon que la francophonie doublât ou triplât pendant que décupleront certaines hétéroglotties : car l’humanité qui vient se souciera peu des beaux idiomes, des littératures superbes, des droits historiques ; elle n’aura d’attention que pour les langues très parlées, et par cela même très utiles.
Cette notion de « francophonie » est d'ailleurs bien étrange, c'est un label politique en vue de regrouper des locuteurs du français autour d'un centre parisien dont les habitants refusent de se voir eux-mêmes comme des « francophones ». Dans la tête d'un Français, le « francophone » est un étranger (Sénégalais, Algérien) qui parle la langue de l'Hexagone.
— J'ai le temps de passer un autre coup de téléphone ? — Y a pas le feu au lac ! Chère et émouvante expression qui a dépassé depuis lurette les frontières helvètes et a investi la francophonie en attendant d'aller coloniser d'autres continents !
Parmi les 93 pays membres, 33 proviennent du continent africain, soit environ le tiers, comme l’a souligné dans son discours l’actuelle secrétaire générale de la Francophonie, la Rwandaise Louise Mushikiwabo.