Ici, ce sont les poitrines anguleuses des garçonnes, les petites cloques perlées d’une goutte de vin rose, les mignonnes ampoules percées de pointes naines.
J’ai toujours été une garçonne pour ne pas dire un garçon manqué. Enfant, je ne faisais que des jeux de garçons, je n’ai jamais vraiment joué avec les nombreuses poupées que m’ont achetées mes parents.
Je me répétais sans arrêt : Je suis une garçonne, je suis une garçonne, et j’imitais les allures des hommes. Je marchais à grandes enjambées, j’adoptais leur manque de pudeur en m’assayant dans le tram les genoux bien écartés, […].