Grâce à l’immolation d’une victime, une chose qui était interdite devient autorisée, ou mieux, pour me servir d’une phrase arabe, ce qui était “harâm” devient “halâl”.
La France compte six millions de musulmans et se classe, en Europe, première parmi les consommateurs de produits halals devant l’Allemagne et le Royaume–Uni.
Le fast-food halal est historiquement dominé de la tête et des épaules par les kebabs, ces petits points de vente dans lesquels les consommateurs de viande halal achètent les « döner kebabs » (« grillade tournante »), ce sandwich d'origine turque garni de viande de veau, de dinde ou de poulet.
À la hauteur des rangées de « Produits du monde », suivis des rayons halal et casher, il y a un coin où personne ne s’aventure jamais, une sorte de Grande Épicerie du Bon Marché en modèle réduit.
Il s’agit d’une organisation activiste, qui multiplie les opérations spectaculaires : commandos contre des fast-food halals, « apéros saucisson-pinard », ou manifestations musclées.
Il tient une boucherie halal dans le sud de Nantes et préside une association culturelle musulmane à Rezé, dans la banlieue nantaise.
Opaque le marché du halal ? C'est en tout cas l'avis des industriels de l'agroalimentaire. […]. Pourtant, se lancer dans le halal ressemble à un chemin de croix... Les contraintes de production ne sont pas insurmontables, mais l'industriel doit se plonger dans le maquis d'un système de certification bien éloigné de celui des labels classiques […].