Et voilà que je me rappelle les cortèges de gueux qu’on menait en musique, le , à Tempelhof, jurer fidélité au Führer. Avec quelle joie, avec quelle foi elles clamaient le Horst-Wessel-Lied, l’hymne hitlérien, ces gueules blêmes.
M. Litvinoff dénonce au Conseil le péril hitlérien : « L'Allemagne, comme le montre Mein Kampf, vise à dominer le continent. »
Mon hitlérien de province cherche le terme qui exprimerait sa pensée. Soit qu’il ne le trouve pas, soit qu’il n’ose dire une parole trop grandiose, il se tait. J’en ai l’impression très nette : en le poussant un peu on lui ferait avouer qu’il voit dans Hitler une nouvelle incarnation du Christ.
L’offensive désespérée des hitlériens ne leur apporta pas plus de succès le 12 novembre. Les attaques furent repoussées sur tous les secteurs du front. Les pertes des hitlériens durant ces deux jours de combat furent colossales et se chiffrent par milliers.