Dieu est incorporel.
Ou, plutôt, celui-ci s’est fantomisé, est devenu impalpable, immatériel, incorporel, comme les ombres qu’Ulysse rencontrait aux Enfers.
Tous les droits sont incorporels.
Entre les choses corporelles et les choses incorporelles, le critère de séparation est d’ordre naturel. Les unes tombent sous les sens, sont matérielles : un bijou, une maison ; les autres échappent à la perception, sont idéelles : un monopole d’exploitation, une part d’associé.