Israël vit une situation très particulière donc nous ne sommes pas en France à l'israélisation des doctrines de sécurité.
Par “israélisation des esprits”, j'entends : avoir présent à l'esprit en permanence la menace terroriste. Une forme de sixième sens, de réflexe qui, dans un processus darwinien, devient comme une adaptation, sinon une extension de soi.
Il est trop tard pour faire d'Israël un État-nation unifié et homogène ; il est donc nécessaire, parallèlement à une israélisation qui invite l'« autre », de développer une politique démocratique multiculturelle, semblable à celle qui existe en Grande-Bretagne ou en Hollande, qui procurerait aux Palestino-Israéliens, en plus d'une égalité totale, une autonomie évoluée et institutionnalisée.
L’usage de la langue maternelle n’est plus condamné comme un obstacle majeur à l’israélisation des immigrants mais, au contraire, valorisé comme un pôle d’identification et de distinction culturelles susceptible de faciliter l’adaptation psychologique et sociale des nouveaux arrivants.
L’objectif de ce processus d’israélisation est d’annexer Jérusalem-Est pour l’incorporer de façon définitive au territoire israélien créé en 1948 et imposer un rapport démographique majoritaire en faveur des Juifs pour en faire la capiraie étemelle de l’Etat d’Israël (Benvenisti. 1976)
Cette confusion, confirmant une « israélisation » lourde de conséquences du CRIF, ne constitue pas un épisode éphémère.
Le [programme de volontariat Sar-El] s’adresse à un public spécifique et averti, qui tend de plus en plus à se tourner vers l’État israélien, et contribue à l’israélisation d’une partie de la diaspora française qui se détache ainsi de sa forme traditionnelle originelle.