Pour ramasser le kermès, on se sert de pots de grès ou terrines, que l’on tient sous la branche à mesure qu’on en détache l’insecte , et afin de perdre le moins possible de ses débris
C’est cette qualité tinctoriale qui permet d’expliquer l’emploi massif de ce colorant dans l’industrie de la draperie lainière : le brésil est très utile au nuançage de la garance et imite à moindres frais l’écarlate de la teinture au kermès.
Au sulfure d’antimoine se rattache le Kermès, qui doit être considéré comme un mélange de sulfure d’antimoine et de pyro-antimoniate de sodium.
Dans Le Brigandage de la médecine (3 vol., Utrecht, Le Febvre, 1732), Philippe Hecquet, connu aussi comme fervent janséniste, s’opposait à l’introduction de nouvelles pratiques en médecine comme l’usage du « kermès » (une préparation d’antimoine connue aussi comme « poudre des chartreux ») et la saignée au pied (au lieu du bras).