La politique linguicide du régime franquiste prit un nouveau tournant à la charnière des années cinquante.
Phillipson reconnaît le caractère souvent implicite du linguicide, qui, comme le racisme, peut être conscient ou inconscient de la part des acteurs, et voilé ou visible au niveau politique.
Le linguicide d’État, c’est-à-dire l’élimination concertée d’une ou plusieurs langues par des mesures politiques explicites, est notamment illustré par la guerre que livrèrent les États-unis, durant les premières décennies du XX siècle, aux langues parlées sur diverses îles de Micronésie […].