Voici ce que Luther croit pouvoir tirer de Ga 3,19. Lui-même reconnaît que Paul ne traite pas explicitement de l'usage civil de la loi. Le lecteur contemporain se demandera, quant à lui, si le Réformateur n'est pas, sur ce point, pris en flagrant délit d’eiségèse. Plus généralement, il se demandera ce que pense de l’interprétation luthérienne de Paul un exégète professionnel.
Charles Schweitzer jouissait fièrement de la considération qu’on témoignait à son grand âge, à sa culture, à sa beauté, à ses vertus, ce luthérien ne se défendait pas de penser, très bibliquement, que l’Éternel avait béni sa Maison.
Fernande, pour qui la religion était surtout faite d’une série de cierges allumés, d’autels fleuris, d’images pieuses et de scapulaires, s’étonna sûrement de la ferveur contenue qui emplissait son amie : la jeune luthérienne aimait Dieu, à qui Fernande à cet âge n’avait guère pensé.