D’un côté, la modernité la plus extrême ; de l’autre, l’amour austère de l’antique.
[…] La joie d’une contemplatrice de la Résurrection dépasse la médiocrité de la femme autant que la tristesse sacrée de celle qui œuvre dans la nuit perpétuelle son propre suaire et le suaire du Christ […] La seule existence de quelques centaines de ces dédaigneuses vierges serait une insulte à notre incontestable modernité.
Obsédé par la modernité sous toutes ses formes, Marinetti souhaitait l’anéantissement de Venise, ville passéiste vouée au sentimentalisme et à la décadence.