« Le cas du monde arabe est très frappant », admet Charles Taylor. Il y avait jadis en son sein une mobilisation nationaliste et moderniste contre l’Occident, perçu comme un envahisseur à cause du colonialisme et d’Israël. « Il faut se demander pourquoi ç’a été remplacé par une mobilisation des mêmes populations, avec des revendications et des griefs similaires, mais autour de l’islam. »
Pour un nationaliste pratiquant, le pluralisme culturel dans un même pays semble inconcevable.