Un petit ketje des Marolles Etait malade au lit de la pécole. - Vous savez, ça est quand tu as la peau du cul qui se décolle. Et y savait pa' aller à l'école Et chez les boy-scouts non plus pas. Et il avait d’chaghrin avec ça !!! Seulma, plus qu'y pleurait, Plus que la peau d'son pett' se décollait !
Pàtsa s'avance en traînant les pieds, prend la craie et commence, laborieusement, à tracer : « Il n'ai pas a l'école passe qu'il a la pécole. » Éclat de rire général dans la classe. Le maître a du mal à retenir un sourire.
Le papé et la mamé, appelons-les les Teyssier. La mère assise près du berceau de la petite Anne — la pécole, c'est-à-dire la dernière-née de la famille — , prénommons-la Catherine, leur fille. Les deux jeunes femmes qui guettent à la fenêtre.
Dès lors il va attacher ses pas à ceux de la pécole, recueillir le témoignage des derniers survivants et découvrir, horrifié, les atrocités auxquelles les catholiques se sont livrés.
Des matins frisquets où la rosée perle dans les bruyères, des toiles d'araignées lourdes comme de filets de pêche, des bouts de laine bleue ou rouge accrochés aux buissons, des pécoles noires semées sur la drailhe comme des bonbons à la réglisse, des chaussures qui chantent, légères, dans le lit de cet oued desséché et les odeurs de la vie.
Il savait reconnaître leur passage au détail infime : un brin d'herbe écarté, une minuscule trace de griffes, un poil accroché à un buisson, une « pécole ».