Je me contenterai de citer quelques exemples, propres à illustrer l’emploi des parasèmes sur les décrets honorifiques. On sait que c’est normalement l’emblème de la cité du bénéficiaire qui figure sur les décrets de proxénie.
Le parasème tutélaire (qu’on me permette de franciser παράσημον, pour plus de commodité) jouait quelquefois exclusivement son rôle de protecteur. Les Athéniens, par exemple, aimaient à placer la statue de Minerve à la proue de leurs vaisseaux ; et à chaque embarquement, ils avaient coutume de dorer ces statues en bois, appelées Palladium.
Appeler parasème le côté sémantique du sème a deux avantages : cela montre la corporalité intrinsèque des significations puisqu’elles sont elles-mêmes des sèmes et en même temps elle rend transparente la nature systémique et non atomistique de la signification de chaque mot.
Si l’on veut en revanche envisager le système des unités synchroniques, on peut utiliser les termes sème, parasème et entourage parasémique.