C’est le cas de la représentation des femmes trans pré-op ou non-op qui sert une obsession voyeuriste des cis ainsi qu'une représentation cissexiste des corps des femmes trans.
Sans surprise, les universitaires, les activistes, les étudianz* et les artistes ont questionné le sens et la signification de la corporéité transsexuelle/transgenre. Dans les versions les plus simplistes, on a suggéré que les transsexuel·les pré-op se sentent enfermé·es dans le mauvais corps, qu’iels désirent un corps guéri, nécessairement articulé selon une forme mâle ou femelle.
Tout le monde ne souhaite pas d’interventions physiques, et ces dernières ne constituent pas la base d’une définition de l’identité (le fait de parler de pré-op, post-op et non-op est donc inadéquat).
Des personnes dites transsexuelles pré-op (avant opération) et post-op (après opération) peuvent se définir comme transgenres ; l’inverse est rare.