Très longtemps, les comparatistes ont fait du gaulois un état (au reste, pauvrement attesté) du proto-brittonique, comme ils reconnaissent dans l’irlandais ogamique un état (indigent lui aussi) du proto-gaélique.
Le cas du Celtique est analogue ; à part le fait que nous connaissons très peu les « langues-mères » des idiomes celtiques insulaires : la majorité des inscriptions celtiques continentales appartiennent non à une langue proto-gaélique ou proto-brittonique, mais à une langue qui serait —s’il est permis de conserver cette allégorie commode— leur « sœur », ou même leur « cousine ».