… les parents gays, lesbiens, transgenres et plus globalement queer rencontrent des problèmes spécifiques dans leur parentalité.
Parce qu’il y a cette ouverture à toutes et à tous, et ce regard amusé sur la société bien pensante et moralement correcte, on dit aussi que les Sœurs sont queer.
La théorie queer ne conditionne pas notre lecture des textes par une quelconque perversion, à moins que tout acte soit pervers. Or, à ce moment-là, on pourrait conclure à l’idée que toute lecture, aussi canonique soit-elle, est perverse.
Figure de proue de la littérature queer au Royaume-Uni, Jeanette Winterston a fait ses débuts en 1985 avec Les oranges ne sont pas les seuls fruits, récit semi-autobiographique récompensé la même année par le prix Whitbread du premier roman […].
Les queers se situent au niveau de la performance sexuelle, de la subversion des normes sexuelles, de l’assignation à l’hétérosexualité, alors que les féministes se retrouvent sur des terrains plus « classiques » : emploi, travail, protection sociale, violences, sexisme, etc.
Ainsi, la réalité d’une femme afghane ne sera peut-être pas la même que celle d’une Française, et celle d’une queer ne correspondra peut-être pas à celle d’une « cisgenre », et on pourra multiplier les exemples mettant en exergue tant de points de vue féminins possibles.
Le queer est contemporain de la crise identitaire qui caractérise notre époque post-moderne, crise que cette théorie s’efforce de transformer en idéologie libératrice.