Depuis des décennies, les souverainistes se plaignaient de la concentration de la presse entre des mains fédéralistes.
En comparaison, le président de l’Union des artistes, Pierre Curzi, qui a annoncé la semaine dernière qu’il briguerait l'investiture du Parti québécois dans Bordua, bénéficie d’un terreau plus fertile pour un souverainiste.
Je respecte les souverainistes, mais je ne respecte pas les défenseurs du non qui se prétendent pro-européens.
Son discours est pour l’heure celui d’un souverainiste, mais de gauche.
Avec un gain en sièges historique, le Bloc québécois, la formation souverainiste, a certes bénéficié de l'indignation de l'opinion de la Belle Province, choquée par le scandale des « commandites » et du discrédit qui pèse sur le nouveau gouvernement provincial du libéral Jean Charest, incapable de mener à bien les réformes nécessaires.
« Mais il y a d'autres moyens de faire de la politique », a-t-il mentionné, s'engageant à militer au sein du Parti québécois lors de la prochaine campagne électorale et dans le camp souverainiste lors d'un éventuel référendum.
Ceux qui croient voter pour plus d'Europe en votant non ne feront qu'être l'appoint en voix du vote souverainiste et, par voie de conséquence, de placer l'Europe sous la dépendance de George Bush.
« La maison devra se reconstruire autour de ses trois pôles souverainiste, libéral-conservateur et centriste, mais l'alternance se fera sur des valeurs nationales pour un changement radical », prédit le député Nicolas Dupont-Aignan, ancien secrétaire national aux fédérations du RPR et futur responsable de l'organisation du RPF.