A la fin de l'année 1990, il existait 390 tégévistes sur la ligne Paris-Sud-Est et 190 sur la ligne Atlantique. Soit environ 3 % de la population totale des roulants, qui sont environ 16 000. […]. Les tégévistes sont recrutés dans les dépôts concernés par le passage du TGV. Ils ne sont pas réunis dans une « écurie » à part, même s'ils font l'objet d'un traitement particulier.
Il oppose les « anciens », les T5 (conducteurs de grandes lignes ou « tégévistes ») et autres « sénateurs du rail », syndiqués dans leur grande majorité à la CGT ou à la FGAAC (Fédération générale autonome des agents de conduite), aux T4 (conducteurs de banlieue), plus jeunes et dotés d'une culture distincte de celle de la corporation traditionnelle des cheminots.
Certains même — ils sont aujourd'hui près de 20 000 “tégévistes” — n'hésitent pas à habiter Le Mans, Lille, Vendôme ou même Angers pour aller quotidiennement travailler dans la capitale !
C’est le chef de famille (75% d'hommes) qui se déplace. Environ 400 « tégévistes » vont travailler tous les jours dans la capitale qui est à 42 minutes…
Choisis ton camp camarade ! Voilà pourquoi Cioran le barbare est un mystique ou un odieux insolent, il frôle les limites infinies que nous entrapercevons à peine, pris dans l'ornière de notre quotidien tégéviste.
Ce qui était vrai au temps des diligences et à l'aube de l’ère ferroviaire ne l'est peut-être plus à l’heure de la révolution tégéviste.