Le cinéaste Mathieu Amalric raconte de jolies choses, des choses qui le concernent de près, à l’aide d’une caméra patiente, archaïque, souvent démodée. Il y a vingt ans, quand on faisait davantage de films de cinéma sans guillemets, on aurait volontiers parlé de « mise en scène », un mot qu’on abandonne maintenant trop souvent au théâtre et aux théâtreux.
Les intellos parigots, déjà qu’on connaît à peine les acteurs ou films des césars alors les pièces parisiennes et les théatreux des molières !
Ce sont de jeunes théâtreux enthousiastes, cela va de soi, mais il y a aussi qu’ils sont particulièrement entêtés, fonceurs et souvent fort inventifs au chapitre des solutions nouvelles.
À en croire les bruits qui circulent depuis quelques jours dans les milieux théâtreux, il paraîtrait que l’accord parfait ne règne pas parmi les membres de la commission du théâtre et de contrôle relativement à certains changements dans notre troupe lyrique.
Aux offensives les plus démagogiques, on oppose des gestes théâtreux, des sonorités verbales creuses, des illusions mensongères, maintes fois mises à découvert, des espérances fallacieuses maintes fois démenties.