Il me semble évident que ce texte parle des monothéistes iconoclastes/théoclastes, dont le succès final se faisait déjà sentir à l’époque où il a été composé.
Après la mort de ce pharaon en 1338 av. J.-C, toute trace de sa réforme théoclaste avait été méthodiquement effacée.
Comment se fait-il, d’autre part, que ces destructeurs d’images, ces « théoclastes », iconoclastes, « idéoclastes » aient en retour généré une si fabuleuse quantité d’images nouvelles, d’icônes ranimées, de médiateurs revigorés : un plus grand flux médiatique, des idées plus puissantes, des idoles plus fortes ?
Depuis le « théoclaste » d’Akhenaton, détruire des monastères, des églises et des mosquées, faire d’immenses feux de joie des fétiches et des idoles reste l’occupation quotidienne de masses de gens de par le monde, exactement comme au temps de ce qu’Assmann appelle la « distinction mosaïque ».