Le petit, qui n’entendait rien à la politique, mit les pâtés tout chauds dans sa tourtière, la tourtière dans une serviette blanche et le tout d’aplomb sur sa barrette, partit au galop pour l’île Saint-Louis, où logeait M. Bonnicar.
« Oui, j’ai mangé du pain grec, comme l’ont fait avant moi les apôtres de Jésus. Lorsqu’il les a envoyés prêcher parmi les nations, ils n’ont pris avec eux ni meule ni tourtière. Ils n’avaient pour tout bagage que le vêtement qu’ils portaient. »
J’ai passé mon enfance à manger de la tourtière et à la détester. La tourtière est un plat traditionnel québécois qui se mange surtout en hiver, pour les fêtes. C’est de la viande hachée de porc et de veau, des oignons, un peu d’épices, le tout en croûte.
La vraie tourtière est-elle celle du Lac-Saint-Jean, qui contient des patates, celle qui ne renferme que du hachis de porc et de veau (parfois appelée « pâté à la viande »), ou encore la cipâte du Bas-du-Fleuve ?
Le village se réunissait, c'était la cuisson des gâteaux fait maison. Toutes sortes tourtières, tartes, biscuits, couronnes, du pain il y avait au moins pour un mois.