À l’intérieur de ce wagon je remarque quelques Sarthes de grande et fière mine, drapés de leurs longues robes à couleurs voyantes, sous lesquelles passent les bottes en cuir soutaché.
Les uns écrasent leur pinceau dégouttant de rouge sur le nez d'un souverain, d'autres chamarrent de couleurs voyantes les robes des princesses.
La foule aime le style voyant. Il m’eût été loisible de ne pas me retrancher ces pendeloques et ces clinquants qui réussissent chez d’autres et provoquent l’enthousiasme des médiocres connaisseurs, c’est-à-dire de la majorité.
[…] les moniales arborent un voyant costume, une robe blanche serrée par une ceinture de cuir écarlate à la taille, un manteau rouge et un scapulaire couleur de sang portant, brodé en soie bleue, […].
L'aveugle, le mal-voyant recrée l'univers qui l’entoure à partir de ses perceptions : celles de l’ouïe, du toucher, de l'odorat. Et ce faisant il apprend au voyant un univers qu 'il ne connaît pas. L’œil a une tendance totalitaire, impérialiste. Il asservit les autres sens […].
Leur regard n'était pas vide, mais affreusement absent, tourné vers l'intérieur ou tout simplement mort. Comme des voyants qui refuseraient de voir.
Comme en taromancie, l'inspiration du voyant, ses impressions, les images qui lui viennent tiennent autant à des moyens médiumniques qu'à une très grande conscience des moindres détails et de leur signification.
Un voyant lumineux rouge.
Il entend le ronronnement du moteur, ses joues tièdes, un voyant est allumé sur le tableau de bord.