Du côté juif, la désunion régna rapidement entre les partisans d'un apaisement et ceux prêts à aller jusqu'au bout : les zélotes.
– Il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Je ne suis pas un chef de guerre. Mon Royaume n’a rien à voir avec le sien.
Un Claudel qui ne serait plus un zélote et un fanatique ne serait plus Claudel.
A la vision de la fin de l’Histoire, démentie par les attentats du 11 septembre, l’Etat islamique et autres calamités, s’en ajoute une seconde : la « politique de l’éternité ». Ses zélotes évoquent sans cesse un passé mythique.
Les Romains étaient comme hantés par l’agitation zélote qui s’organisait de plus en plus. Ils flairaient le zélotisme partout.
De nos jours, où l’on parle de la « théologie de la révolution », il est compréhensible que la tentation soit grande d’aller plus loin dans la voie du rabbin juif et faire de Jésus purement et simplement un résistant zélote.