Pyrrhon, bien qu’il n’en souhaitât pas, ni le contraire bien sûr, eut des disciples aux noms différents : les zététiques cherchaient la vérité sans relâche, les sceptiques examinaient tout sans jamais rien trouver, les éphectiques suspendaient leurs jugements, les aporétiques s’affirmaient incertains, y compris de leurs incertitudes.
En effet, la zététique n’est pas le club des anti-astrologie, elle n’est pas non plus un courant de pensée ou un mouvement social (pas encore en tout cas !). La zététique est une méthode qui permet de mettre en place les meilleures conditions pour se faire un avis sur une question qui dépasse celui des opinions pour/contre n’importe quel sujet.
Le cours de zététique de l’Université de Grenoble connaît un grand succès. Son programme ? Décortiquer thérapies bidon, « pseudo-sciences », manipulations, propagande…
Autrement dit, et je résumerai pour ma part cela sous l’expression l’Art du Doute, la zététique considère le doute comme un procédé, une pratique, un art d’après la propre définition du mot art qui est "l’ensemble des moyens, des procédés, des règles intéressant une activité, une profession", acception… presque malheureusement oubliée de nos jours !
La science politique est l’une des sciences humaines. À ce titre elle ne saurait échapper aux embarras d’ordre épistémologique, méthodologique, zététique et autres, propres à ces disciplines, ni à leur destin.
Contrairement aux complotistes, Posner a la bonne méthode d’investigation, la méthode zététique, chère aux esprits critiques éclairés tels qu’Henri Broch en France, ou James Randi aux États-Unis.