L’arsenic forme avec l’oxygène deux anhydrides, l’anhydride arsénieux, As<sup>2</sup>O<sup>3</sup>, auquel correspondent l’acide arsénieux et les arsénites et l'anhydride arsénique As<sup>2</sup>O<sup>5</sup>, qui forme l’acide arsénique et les arséniates.
L’arsenic est un élément non indispensable et sa toxicité varie fortement en fonction de sa spéciation.
Notre arsenic métallique a été entrevu par les alchimistes, qui l’ont regardé comme un second mercure, de nature analogue au vif argent, sublimable comme lui et communiquant pareillement sa volatilité à ses dérivés, spécialement aux sulfures.
L’arsenic est un corps solide, gris de fer, doué de l’éclat métallique.
Tel qu’il est employé généralement par les criminels, l’acide arsénieux, l’arsenic blanc, l’arsenic est un corps blanc, pulvérulent, grenu, assez lourd, puisque sa densité est plus de trois fois et demie celle de l’eau. Vue au microscope, même à un faible grossissement, cette poudre se résout en petits octaèdres souvent brisés; chauffée, elle se réduit facilement en vapeurs vers 250°.
La dose létale, ou meurtrière, dit-elle, pour une intoxication aiguë à l’arsenic est de 120 mg c'est-à-dire l'équivalent de quelque grain de poussière [?]. Pas de chance, la mort apparaît en quelques minutes. Les principales manifestations sont la diarrhée liquide et sanguinolente, la peau devient froide et humide. La mort survient par défaillance du système circulatoire.
C’est Paracelse qui a popularisé la fameuse division tripartite : Soufre, Mercure, Sel (appelé aussi Arsenic), qui avait été développée avant lui par Geber, par Roger Bacon et par Basile Valentin.