Et surtout, beaucoup d’indulgence, car le spectacle te semblera parfois d’un naturalisme plutôt cru.
À distance, il est difficile de comprendre pourquoi cette « littérature de pontons » — suivant l’expression d’Huysmans — qu’était le naturalisme passionnait alors les esprits. Sans doute y avait-il là une réaction contre les fadeurs de Feuillet, de Feydeau, de Cherbuliez.
Spinoza développe un naturalisme qui, a bien des égards, rappelle celui du Theophrastus redivivus.(...) La volonté de Dieu est un « asile de l’ignorance », écrit Spinoza, expression qui se trouve déjà dans le Theophrastus où, à propos des régularités de la nature dont nous ne pouvons pas rendre raison, l’Anonyme dit qu’alors « nous nous réfugions vers un dieu comme vers un asile ».
En d’autres termes, alors que le naturalisme classique utilise l’artifice de la perspective pour produire l’effet d’une profondeur visuelle au prix d’une déformation optique de la morphologie des figures, l’art celtique opte au contraire pour une solution qui ne modifie pas la forme intrinsèque des figures, en les « dépliant » et en les projetant sur un plan de type géométrique à deux dimensions.
Dans des lettres (1752) et surtout dans des lettres qu’il s’écrit à lui-même (1754), Warburton, évêque de Gloucester, éditeur des œuvres de Pope et critique intransigeant de Mandeville, accuse de « naturalisme », c’est-à-dire d’athéisme déguisé, l’auteur des Lettres sur l’histoire, et l’auteur de l’Histoire de la Grande-Bretagne.
Sous sa forme la plus stricte, le naturalisme estime qu'il existe une réalité objective et authentique répondant à un certain nombre de règles. Cette réalité est tenue pour indépendante du chercheur et de l'expérience personnelle qu'en a ce dernier.
Ce « naturalisme » a permis un développement considérable des sciences, et suscité le grand partage entre les sciences de la nature et les sciences de l’homme.