Brenz, au contraire, avait développé jusqu’à son maximum la doctrine de l’ubiquité, dont le but était d’expliquer la présence du corps du Christ dans le pain de la Cène — ce qu’on nomme la consubstantiation — d’une manière qui tend à rapprocher la cène luthérienne de l’eucharistie catholique, laquelle se définit par la transsubstantiation.
Grâce à mon don d’ubiquité, je peux aller au four et au moulin en même temps.
Pour Antoine, […], la sensation d’ubiquité provoquée par toutes les technologies modernes constituait une espèce de baume : les époques révolues, le présent, les lieux les plus éloignés du monde se télescopaient sur l’écran dans une espèce de lévitation abstraite qu’il était rassurant d’appeler la vie, une apesanteur affective à la fois magique et monocorde.