[…] elle se contenta de regarder les adresses, comme si à l’inspection de ces seules adresses sa mémoire lui rappelait ce que contenaient ces lettres […]
De toutes les facultés de l’esprit, la mémoire est la plus singulière et aussi la plus complexe. Elle manque absolument à certains hommes, tandis qu’elle surabonde chez d’autres. Elle varie avec l’âge et les circonstances de la vie. Enfin, elle dépend surtout des impressions extérieures, – celles qu’on perçoit par les sens, – et elle fonctionne mécaniquement.
Je n’ai pas de mémoire de cela.
J’en ai perdu, j’en conserverai, j’en garderai toujours la mémoire.
La mémoire des bienfaiteurs de l’humanité doit être éternelle.
La mémoire des tyrans est odieuse.
{{exemple | lang=fr| Inspiré par une formule de Fernand Dumont, mais en la revisitant aux fins de mon exposé, je définis la mémoire comme distance et rappel. Le terme rappel traduit ici l'idée de reconnaître ce qui a été, sans omission, déformation ou exagération. Par distance, j'entends le pas à faire, critique et réflexif, par rapport à l'héritage reçu.