[…] sous le hangar, les chevaux, harcelés par les mouches et piqués par les taons, s’ébrouaient.
Le fanon musculeux ballottait de droite et de gauche […], tandis que la queue vigilante voltigeait sans relâche alentour de leurs cuisses et de leurs flancs, chassant les taons assoiffés de sang et les mouches importunes.
La puissance des mouches : elles gagnent des batailles, empêchent notre âme d'agir, mangent notre corps.
De temps en temps, une mouche dont le vol commençait à vibrer enflait le son d'une manière continue. Brusquement on ne l'entendait plus, elle s'était posée (…) Une mouche s'était posée sur sa joue, moineau des insectes, aux pattes actives, aux ailes brunes pas trop légères, bête innocente et étourdie. Jean d'un coup de main la chassait et riait d'être de nouveau tranquille.
L’adoption au cours du XIXe siècle des ruches à rayons mobiles permet à l’apiculteur d’avoir une meilleure gestion de ses essaims. Deux écoles « fixistes » (utilisant les paniers à mouches à rayons fixes traditionnels) et « mobilistes » (utilisant les ruches à hausse ou à cadres mobiles) sont en présence. Au début du XXe siècle, la situation a encore peu évolué, au regret de certains.
Deux cents coqs spécialement élevés pour les qualités naturelles de leur plumage, servant à confectionner des mouches artificielles pour la pêche à la truite et autres poissons moucheurs, sont exposés et soumis à l’œil expert d'un jury.
La Dragne est très bien aménagée avec des échaliers permettant d’enjamber facilement les barbelés. Le parcours est pêchable à l'ultraléger ou au toc, mais plus difficilement à la mouche.